samedi 22 mars 2008

08 Synthèse à mi-parcours

Je retiens pour l’instant 3 choses importantes :

  • les rencontres basées sur le tourisme « routard »… et là souvent on perçoit assez rapidement si l’affinité permet de rester avec les rencontres, quelques minutes, heures ou jours. Des couples, des célibataires hommes ou femmes… Le contact lorsqu'il se fait se prolonge rapidement dans la confidence et l’échange… car ces moments là peuvent être très court et peuvent parfois s’allonger si affinités ! Cela peut être dans un bus ou simplement dans une gare de bus, à la croisée d’un chemin ou dans une guesthouse, sur un trottoir ou lors d’un repas… et ce qui est intéressant c’est que parfois sur une simple conversation de 5 mn avec un parfait inconnu Espagnol, Français ou autres, on décide de prolonger, de changer ou de confirmer son itinéraire. Mais l’échange est là ! C’est le pied… on communique, d’un Anglais mal parlé ou par signe, en regardant la carte… ou en se faisant traduire…peu importe, beaucoup de personnes voyages quelques mois. Certains hyper organisés, d’autres suivent le flux, comme moi… peu importe… j’ai mon fil conducteur… et je peux m’en écarter… le couper et refaire un nœud plus haut…
  • Et puis il y a les rencontres basées sur la découverte, le coté local. La multitude de sourires, ou les « Sabaidis » (bonjour en Laotien) qui fusent de partout quand on croise quelqu’un… le regard curieux, interrogateur… quand ils le peuvent, les questions : où allez-vous ? combien de temps au Laos ? t’es marié ? Les bêtes curieuses c’est nous… s’ils avaient des appareils photos, pour sûr, nous serions pris… Il suffit parfois de s’écarter de 3 km des sentiers battus, on se risquerait même à les effrayer, surtout les enfants… non ce ne sont pas des sauvages… mais on est radicalement différents. Et la différence fait peur… Regardons chez nous. Si quelqu’un se comporte différemment, on le traite de fou. Donc oui, c’est une bonne leçon sur la vie, la multitude de vies, que l’on pourrait avoir !
  • Et bien sûr il y a le pays, la végétation, les paysages, le terrain… tout y est différent, les rizières à sec pour l’instant, la jungle par endroit, les déboisements à d’autres… le style des maisons. Ce qui me fascine, c’est le comportement, la façon d’être, le maintien, les signes de la main… pour dire vient ici, ou non, ou par là. A gauche, ne jamais dire non, mais toujours proposer une direction même si on ne se comprend pas. Les animaux, les buffles, les chiens, les poules, les chats, les ordures, les papiers, les plastiques… tout, tout est différent. La poussière, la chaleur, l’odeur des feux de bois de cuissons. L’espace n’est pas le même, quand il y en a plus pour nous… hé bien, ils n’en sont qu’à la moitié…

C’est magique ! C'est un des aspects de l'Asie, de l'Asie du Sud, car il y en a beaucoup.

Et puis finalement chacun est libre de prendre la décision d’y aller  et de découvrir… les fausses excuses, je m’en suis servies pendant des années…

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